Exceptionnel: une leçon magistrale d’Anita Raja

Lors du dernier Salone Internazionale del libro di Torino 2020, Anita Raja a présenté, le 15 mai 2020, une leçon magistrale intitulée La traduction comme geste d’hospitalité, inspirée d’une conférence qu’elle avait présentée à la New York University di Firenze en 2015 et qui avait fait l’objet d’une traduction en anglais publiée dans la revue américaine Asymptote.  C’est donc un très grand honneur pour l’asbl TraduQtiV de présenter la traduction en français de cette conférence. Nous remercions donc chaleureusement  Anita Raja qui nous a autorisés à publier la traduction de son intervention sur notre blog. Merci également à Nicola Lagioia, Commissaire général du Salone Internazionale di Turino, à Ilide Carmignagni, fondatrice de la section AutoreInvisibile et dont nous avons publié un article récemment .

 

La traduction comme geste d’hospitalité 

En guise de préambule, je souhaite préciser que la traduction n’est pas ma profession principale. Mon activité de traductrice littéraire de l’allemand a toujours été une activité complémentaire, exercée principalement pour le plaisir, de façon régulière quoique sporadique, au cours des 40 dernières années. Cette précision a toute son importance : la traduction n’étant pas mon gagne-pain, j’ai eu le privilège de choisir des textes qui m’intéressaient vraiment, qui étaient, selon moi, de qualité, et qui m’interpellaient personnellement, de manière plus ou moins forte.

Traduire de la littérature, qu’est-ce que cela signifie pour moi ? C’est établir une relation essentiellement verbale qui, partant d’un texte existant, génère un nouveau texte. Dès lors, il ne s’agit pas seulement d’une relation entre deux langues, mais surtout d’une relation entre deux écritures, entre deux modes d’expression très personnels par nature.

Cette relation n’est pas égalitaire, elle se caractérise même par son inégalité. Le traducteur endosse toujours le costume du serviteur : il se met au service d’un texte initial qui dictera le texte final. Il doit faire place à un texte organisé, et pour y parvenir il devra s’effacer, se laisser envahir par l’original, le recevoir, l’accueillir pleinement.

Naturellement, je pense ici à la traduction de l’œuvre d’un grand écrivain, d’un auteur doté d’une capacité de formalisation considérable. Face à un tel talent, le traducteur se soumet à l’autorité du texte original, pour lequel il éprouve de la fascination, et il lui prête sa plume avec amour, passion, admiration et dévouement. Traduire signifie alors s’incliner devant les mots, les phrases, et les exigences du texte de départ, et forcer ses propres capacités linguistiques, plus modestes, à se montrer à la hauteur de l’original.

J’estime que la traduction est une œuvre de ré-écriture, un geste d’hospitalité et, dans le même temps, une obligation de re-créer à chaque fois un espace linguistique adapté aux besoins du texte original. Traduire, ce n’est donc jamais transcrire, mais ré-écrire dans une autre langue ; c’est rester lié au texte, mais le faire avec créativité. Tout le travail du traducteur est de concevoir, d’inventer la meilleure façon d’accueillir l’original.

Dans le cadre de cet entretien, je m’appuierai sur mon expérience comme traductrice de deux auteures du 20e siècle : Christa Wolf (dont j’ai traduit de nombreuses œuvres) et Ingeborg Bachmann (je n’ai travaillé sur ses textes qu’à titre occasionnel mais cette expérience m’a marquée).

En ce qui concerne Christa Wolf (1929-2011), le lien que j’ai noué avec elle – avec son œuvre et avec sa personne – est unique et particulier, et donc difficilement réductible à un modèle. Je l’ai connue au début des années 80, après avoir traduit plusieurs auteures de la RDA. C’était un travail qui me passionnait parce qu’à l’époque, on ignorait presque tout des pays d’Europe de l’Est. J’étais enthousiasmée par cette possibilité que j’avais de rapprocher des cultures et des sensibilités féminines à la fois éloignées et étonnamment proches. La lecture de l’œuvre de Christa Wolf m’a emmenée bien au-delà du stade de la simple curiosité. Je me souviens du choc ressenti en lisant Cassandre, le premier de ses livres que j’ai traduits, de mon admiration face à son écriture puissante, malgré son style élevé assez éloigné de ma propre sensibilité. La vie en Allemagne de l’Est, la situation de cette auteure perpétuellement partagée entre contestation et conformisme, se fondaient dans une réinterprétation moderne et fascinante du mythe de Cassandre, soutenue par une manière nouvelle d’exprimer l’expérience féminine.

En 1984, avec la publication de Cassandre en Italie, mon rapport avec l’auteure, par la médiation du texte traduit, s’est fait plus étroit jusqu’à devenir une véritable amitié. La relation entre deux langues, entre le texte original et sa traduction, est devenue une relation entre deux personnes. Nous sommes passées de l’écrit à l’oral, au corps, à la voix, à l’espace intime et à l’espace public, c’est-à-dire à une connaissance directe des nombreux domaines d’expérience qu’elle transformait en littérature.

Je suis certaine que cela m’a enrichie mais j’ignore si ceci a influencé mon approche du texte à traduire. J’ai évoqué l’inégalité qui caractérise la traduction. Certes, le rapport avec l’auteure a été très fécond dans mon cas, et il a fait naître des sentiments importants : affection, admiration, reconnaissance, dans sa double acception de gratitude et de connaissance approfondie. Mais l’inégalité reste présente, implicite, dans le texte, et elle est d’une certaine façon rendue davantage visible par ce lien personnel.

Le texte nous domine. Il nous prend dans sa toile, d’abord comme lecteur ou lectrice. Lorsque nous lisons un livre qui nous plaît, il n’est pas facile de comprendre où notre « moi » finit et où le personnage commence, où nous nous plions aux exigences de l’auteur et où nous introduisons nos propres intentions. Et il nous garde encore plus dans sa toile, et nous gouverne, dans le travail de traduction. Traduire implique donc d’accepter cette inégalité, de voir clairement les fils du texte, de s’y laisser piéger avec lucidité. D’autant plus qu’un texte qui suscite l’admiration, qui nous domine, nous donne la sensation que son auteur est parvenu à exprimer ce que nous ne savons pas dire avec nos mots. Nous pressentons que si nous avions su écrire, nous aurions aimé écrire ainsi ; c’est comme si l’auteur avait pensé à nous en écrivant. Ce sont des impressions que l’acte de traduire doit accueillir et renforcer. Accepter que ces mots-là soient plus forts que les nôtres signifie rechercher de toutes nos forces le moyen de combler l’écart, pour arriver, dans les limites du possible, à faire concorder texte de départ et texte d’arrivée. Dans les limites du possible.

Accepter l’inégalité ne veut pas dire renoncer ; au contraire, se décider à traduire est l’inverse du renoncement. Le traducteur connaît ses propres limites mais, par un acte de dévouement, se dispose à les dépasser, ou du moins à essayer. De cette reconnaissance de l’inégalité dérive une question, qui devrait hanter tout traducteur : « Jusqu’à quel point serai-je capable de transposer ces propos dans ma langue ? » Nous parlions de Christa Wolf. C’est une écrivaine qui travaille sur les structures lexicales, grammaticales et syntaxiques de sa langue, sur l’activité métaphorique, sur l’établissement de liens logiques. Le jeu des pronoms constitue un élément spécifique de son écriture : la personne apparaît tantôt unifiée, tantôt scindée en un je, un tu, un elle, selon les différentes phases de la vie. Le je qui ancre l’acte d’écriture ne se cache pas mais affleure toujours explicitement la page et indique les moments d’identification de l’auteur avec la trame et les personnages. Son écriture tend à forcer la disposition linéaire de la séquence narrative et à reproduire la coexistence et la simultanéité d’événements intériorisés qui se soustraient à la linéarité des conventions chronologiques. Le fil du récit se déploie librement entre divers plans temporels, mêlant les registres, des citations littéraires recherchées aux expressions familières, ou à l’argot. Les mots les plus courants sont comme effeuillés page après page, glissant d’une période à l’autre à travers les diverses couches de significations accumulées au cours de leur histoire. Discours direct et discours indirect dérivent souvent l’un de l’autre sans interruption. Traduire, ici, implique non seulement de veiller rigoureusement aux mouvements du texte original mais surtout de s’interroger sur les possibilités de la langue qui l’aborde. Pensons notamment au sexisme de la langue. Au début de ma carrière de traductrice, j’en étais bien consciente mais je n’en avais qu’une vague et distraite perception linguistique. Christa Wolf, en revanche, en avait une perception linguistique très affinée, chose qui, en retour, m’a incitée à repérer le sexisme bien plus marqué de la langue italienne. J’ai ainsi cherché à retracer le parcours de Christa Wolf au sein de mon propre univers linguistique. Je pourrais illustrer ce constat par d’innombrables exemples : l’attention aux « métaphores mortes » passées dans le langage ; la fausse neutralité de la forme impersonnelle ; l’attention aux désinences pronominales et la difficulté de les rendre en italien ; l’obsession des participes passés – qui en allemand ne s’accordent pas, mais en italien, oui ; l’attention à un masculin qui se déguise en neutre universalisant, etc.

C’est en traduisant Christa Wolf que j’ai découvert que le travail de traduction peut devenir un défi aux limites du langage, un défi particulièrement stimulant parce que la langue puissante de l’original agit sur celui qui traduit, l’amenant par des chemins qu’il n’aurait pas choisi lui-même d’emprunter. L’enjeu est synthétisé par une formule de Christa Wolf : un texte doit avoir « l’indétermination la plus précise, la multiplicité de sens la plus limpide ». La traduction littéraire doit avoir cette ambition : obtenir dans la langue d’arrivée « l’indétermination la plus précise, la multiplicité de sens la plus limpide » de l’original.

Cette formule a été utilisée par Christa Wolf pour évoquer l’écriture d’Ingeborg Bachmann, auteure que j’ai traduite pour ainsi dire par nécessité, en partant de mon travail sur Christa Wolf. Dans ses Prémisses à Cassandre, Wolf avait commenté un poème de Bachmann, Erklär mir Liebe (« Explique-moi, amour »). Même s’il en existait déjà une traduction en italien, j’ai dû retraduire le texte parce que Wolf décelait souvent dans ces vers des éléments de sens que le lecteur italien n’aurait pas pu déduire de la traduction existante. A l’époque, je me suis retrouvée confrontée à une situation que j’ai ensuite rencontrée fréquemment et que je tenterai de résumer ainsi : alors que l’original stimule des lectures toujours nouvelles, qu’elles soient fondées ou non, cette qualité ne se transfère pas aux traductions, bien que le traducteur s’efforce d’être le plus fidèle au texte. Je veux dire que traduire un poème de Bachmann à travers la médiation obligée de Wolf m’a menée jusqu’au territoire de l’intraduisibilité ; la lecture de Bachmann par Wolf m’a démontré qu’aucune traduction d’un texte littéraire ne peut accueillir toutes les lectures possibles de l’original.

De ce point de vue-là, Bachmann est un très bon exemple. Quand on traduit, on est confronté à une parole si forte qu’elle nous fait constamment ressentir notre propre faiblesse. Voici quelques traits marquants de son écriture :

1) La perte de la distance entre soi et l’autre, la difficulté à dire « je » à l’intérieur de la prison pronominale de notre langue, l’impossibilité de tracer une frontière nette entre le je et le non-je, précisément parce que le je est pluriel.
2) La conscience que notre langage est inadéquat pour exprimer la complexité du monde, pour restituer notre expérience et son enchevêtrement de passé et de futur, pour dire de façon exhaustive l’amour féminin, par exemple (on pense ici au roman Malina).
3) Le désir d’une parole qui sauve, une parole de rédemption qui ouvre de nouveaux mondes et de nouveaux espaces, et qui contienne en soi l’expérience de l’impossible, de l’amour qui ne finit pas, de la non-exclusion de l’autre ; le rêve d’une langue qui puisse traverser les frontières.
4) La tension utopique, enfin, qui ouvre à l’écriture en tant que construction d’un lieu qui n’existe pas encore.

Cette tension est au cœur d’un poème jamais traduit en italien, parsemé de difficultés, auquel je me suis consacrée il y a des années : Böhmen liegt am Meer,  La Bohême est au bord de la mer. Ecrit entre 1964 et 1966, il a été publié en 1968, et l’on peut aisément imaginer son impact politique, juste après le Printemps de Prague et l’invasion soviétique au mois d’août. D’emblée, le texte annonce une impossibilité dans son titre : nous savons tous que la Bohême ne se trouve pas au bord de la mer.

La pluralité de sens de ce poème met à dure épreuve le travail de traduction. Ici, la Bohême est « ein anderes Land », une autre terre, à la géographie incertaine et visionnaire, un lieu littéraire et une terre promise. Tout le poème renvoie à Shakespeare : de la Bohême fantastique aux figures et ambiances maritimes shakespeariennes. Bachmann utilise les mots en effeuillant leurs sens stratifiés, en les déployant sous les yeux du lecteur. Essayer de traduire revient à accomplir le même labeur de déconstruction, en découvrant, à chaque mot, tout ce que l’on perd à passer d’une langue à l’autre et le peu qu’on y gagne. En guise d’exemple, arrêtons-nous sur le premier vers : Sind hierorts Häuser grün (Si dans ces régions, les maisons sont vertes) évoque l’expression « Jemandem grün sein », être accueillant, bien disposé envers quelqu’un. En allemand, le vert des maisons évoque la disposition à l’hospitalité. Là où les maisons ne sont pas vertes, le je du poème ne peut trouver refuge. Seuls les villages aux maisons vertes disposent de demeures pour les poètes. Mais qu’en est-il en italien ? Il faut se contenter du vert associé à l’espérance et à l’enfance. L’accueil, la bonne disposition envers l’étranger, se perdent. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres : chaque vers de ce texte est un flot de suggestions difficile à réintégrer dans le texte d’arrivée. Je dirai seulement que toute l’organisation formelle du poème oscille entre les deux pôles du naufrage et de l’accostage, de la chute et de la remontée, de l’immersion et de l’émergence. Dans une alternance de désespoir et d’espoir, de déracinement et de recherche de nouvelles racines, les vers aboutissent à une sorte de reconstitution après le démembrement, à une récupération de la parole poétique mais au sein d’horizons nouveaux. Ainsi, la Bohême devient un monde fabuleux où les ponts sont encore intacts et les maisons vertes, hospitalières, la patrie de tous les sans-patrie, des désancrés, des « sans ancre ».

Dans quelle mesure toute cette richesse se transmet-elle dans la version italienne ? Et si ce transfert s’avère impossible, que faire ? Renoncer à traduire ?

Comme je l’ai dit au début, je me suis uniquement essayée à la traduction d’œuvres littéraires et au départ, je n’avais même pas conscience des difficultés inhérentes à ce type de traduction. Je les ai découvertes en traduisant. Petit à petit, j’ai appris que le traducteur ou la traductrice (en plus de posséder une bonne maîtrise de la langue de départ et de la langue d’arrivée) doivent avant tout être de bons lecteurs ; ils doivent être capables de s’immerger dans la complexité d’un texte, d’en démonter le mécanisme, d’en percevoir toutes les nuances. Le traducteur est un lecteur, obligé de déceler la richesse de l’original ligne après ligne, et de la reconstituer dans son texte. Est-ce vraiment possible ? Un texte peut-il être intégralement restitué dans une autre langue ? Peut-on tout traduire ? Ne reste-t-il pas, toujours, une part d’intraduisible ?

Cette question revient sans arrêt quand on traduit de la littérature, sans qu’elle ait forcément de rapport avec les grandes questions sur l’usage littéraire. Une solution fréquente face à ce problème est d’opter pour la « note du traducteur » (exemple : « jeu de mots intraduisible »). Moi aussi, j’ai eu recours à ce genre de notes. Mais je crois aujourd’hui que ce qui est « intraduisible » est seulement ce que nous ne réussissons pas à saisir en tant que lecteurs spécialisés. Je crois au contraire que nous avons à affronter chaque difficulté rencontrée, à l’examiner et à la résoudre. Pour résumer : tout ce qui est compris doit, d’une façon ou d’une autre, être traduit. Et en ceci, la principale ressource du traducteur est sa créativité.

Pour la traductrice, ou le traducteur, la créativité comporte des risques : on se prend souvent à s’en priver par souci de fidélité au texte. Pourtant, affronter un problème de traduction avec créativité ne signifie absolument pas renoncer au respect du texte original. La créativité doit s’exercer dans le cadre même de cette fidélité, précisément pour éviter que la sacralité mal comprise du texte génère des traductions incompréhensibles ou intraduisibles à leur tour. Je ne parle pas ici de lisibilité, de belles infidèles, en référence au stéréotype bien connu. Suivre la lettre de l’original convient tout à fait si cela résout un problème de traduction et peu importe si l’italien qui en découle perd de son attrait. Comme il convient aussi de combattre la tendance des maisons d’édition à tout réécrire dans un « bon italien » censurant toute impression de déraillement dans le passage de la langue initiale à la langue d’arrivée. La créativité à laquelle je pense possède une tout autre fonction : elle permet d’affronter les problèmes d’intraduisibilité en ne se limitant pas aux mots ou aux phrases mais en retraçant textuellement le parcours mental de l’auteur.

Les solutions trouvées sont-elles bonnes ou mauvaises ? Bien sûr, s’il s’agit d’œuvres littéraires de qualité, tout autre habit peut gêner aux entournures. Et non seulement nous ne reconnaissons pas ce qui dépasse, mais nous ne le voyons même pas. Le traducteur doit donc être doté d’un talent critique mais aussi mimétique. Toutefois, même le regard le plus perçant et l’œil le plus avisé peuvent connaître des épisodes de myopie. Toute lecture, toute traduction portent en elles une partialité historique. Le texte d’arrivée n’est jamais définitif, mais toujours perfectible. Le traducteur y met sa propre identité : époque, genre, connaissances, sensibilité… Ce bagage s’usera au fil du temps : la langue qui est la nôtre aujourd’hui vieillira. Le texte original délivrera dans le futur des sens que nous ne décelons pas encore, ou qui brouilleront ce que nous pensons comprendre maintenant.

Peut-être nous faut-il conclure en affirmant que toute la richesse du texte original, sa pluralité de voix, ne se reproduit pas en une seule traduction mais dans l’ensemble de ses traductions, passées et à venir. Et qu’il est bon et beau qu’il en soit ainsi.

Anita Raja
15 mai 2020

Traduction de l’italien : Laetitia Cordonnier

Anita Raja est la traductrice de référence de l’écrivain berlinois Christa Wolf et de nombreux autres classiques de la littérature allemande. Diplômée en littérature, elle a traduit de l’allemand la plupart des œuvres de Christa Wolf pour la maison d’édition Edizzione E/O : « Sotto i tigli » (1986), « Cassandra » (1984), « Premesse a Cassandra » (1984), « Guasto » (1987), « Trama d’infanzia » (1992), « Recita estiva » (1989), « Medea » (1997), « Che cosa resta » (1990), « Congedo dai fantasmi » (1995), « In carne ed ossa » (2002), « Un giorno a anno » (Un jour par an). (2006), « With a different look » (2008). Elle a également traduit « Il processo » de Franz Kafka (Feltrinelli 2000), des poèmes et des textes de Ingeborg Bachmann, d’Hermann Hesse, d’Ilse Aichinger, d’Irmtraud Morgner, de Sarah Kirsch, de Christoph Hein, d’Hanz Magnus Enzensberger, de Bertolt Brecht pour des anthologies et des magazines. Elle a publié des articles et des essais sur la littérature italienne et allemande et sur les problèmes de traduction. En 2007, elle a remporté le prix italo-allemand de traduction littéraire, décerné par le ministère allemand des Affaires étrangères et le commissaire du gouvernement fédéral pour la culture et les médias en collaboration avec le Goethe Institut.

 

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